👉 Et si la transformation des organisations ressemblait à un poulpe en train de nager ? 🐙

Ces dernières semaines, j'ai rejoint COPOA, la Communauté des Pratiques de l’Organisation Apprenante. Ce collectif fondé par Etienne Collignon et Agnès Cabannes est dédié à l'apprenance collective et aux nouvelles formes d'intelligence dans les organisations. Nous nous sommes rencontrés 2 fois en juin, deux expériences qui m'ont confirmé quelque chose que je pressens depuis longtemps.
💡 CE QUE J'Y AI VÉCU
De l'identité au mouvement, en passant par le sensible
Lors de la première réunion, le collectif s'est penché sur sa propre identité : qui sommes-nous, un an après le premier échange “COPOA” ? Ici pas avec des slides et des KPIs, on privilégie des petits groupes de résonance, en laissant émerger ce qui vit vraiment. Résultat, un texte fondateur d'une richesse surprenante pour une communauté très jeune.
La deuxième rencontre, animée avec la précision bienveillante d'Anne Hervé Minvielle, Docteure en neurosciences, portait sur les conversations apprenantes : une forme sociale qui active la sécurité relationnelle, l'attention et la mémoire.
Structuré en un rituel simple et radical, ce rendez-vous de 75 minutes chrono a permis d’élaborer une densité de sens que beaucoup de journées entières de réunion ne produisent jamais.
💡 CE QUE CELA RELIE
Coach professionnel, Black Belt et Designer des transformations systémiques : même fil conducteur
On me demande parfois ce qui relie le coaching professionnel, le Lean Six Sigma et ma reprise d'études en innovation durable design ? Remettre l'humain au centre.
👉 En coaching professionnel, on travaille à révéler la capacité des personnes à se transformer de l'intérieur dans un contexte de travail.
👉 En Lean Six Sigma, la vraie promesse n'est pas dans les outils statistiques — elle est dans la coresponsabilité des équipes face aux problèmes réels.
👉 Et le design ? Il m'apprend que la meilleure solution n'est pas celle que l'on imagine, parfois seul à son bureau ou dans l’entre-soi d’un groupe d’experts, non c’est celle que l'on co-conçoit avec les utilisateurs, en partant de ce qui fait lien.
COPOA est exactement à cette intersection : un laboratoire vivant de ce que l'apprenance peut faire quand on lui donne de l'espace, de la confiance et un cadre léger.
Rien de tout cela n'est linéaire, c’est un rhizome de rencontres. Des racines qui poussent dans toutes les directions et qui finissent par former quelque chose de cohérent sans qu'on l'ait vraiment tout décidé.
Pour moi ce rhizome de rencontres s'est constitué de :
🧐Des managers visionnaires dans les années 2010, Bénédicte Tilloy, Roland Bonnepart, Guillaume Ancel, qui parlent d'organisations apprenantes quand peu de personne en parlent.
🧐Des chercheurs et praticiens du design, Simone Morgagni, Rémi Guers, Bruce Khobunthien, qui révèlent une façon de penser que je cherchais sans la nommer et mettent des cabinets de designers sur mon chemin.
🧐Laurent Boustiha qui marie Lean avec coaching pour ancrer des transformations durablement et qui me pousse vers Daniele Darmouni - International Mozaik, où apprendre à coacher est déjà, en soi, une expérience de design transformatif. Sans oublier Philippe Gabilliet, dont les cours ressemblent à du design fiction habillé en management.
🧐Et puis un livre, pas encore publié, celui de David Jeanne, dont les travaux ont fait tomber la dernière pièce du puzzle. Je reviendrai vers vous pour en parler, promis.
C'est ce chemin là, fait de rencontres et de collisions heureuses, qui m'a conduite jusqu'au poulpe.

🐙 Qu'est-ce que le poulpe a à nous apprendre ?
Le poulpe est l'un des animaux les plus fascinants qui soit. Pas un cerveau central qui commande tout. Mais neuf centres nerveux — un principal et un dans chaque bras. Trois cœurs. Et une capacité à s'adapter, à se régénérer, à s'orienter sans chef d'orchestre visible.
🧠 L'intelligence distribuée
Chaque bras du poulpe pense, explore et agit de manière autonome, tout en restant connecté au tout. COPOA fonctionne ainsi : pas de hiérarchie, mais une impulsion centrale et des membres qui s'approprient les sujets selon leurs envies. Ce que le collectif appelle le "vrai vivant".
♥️ Les trois cœurs
Deux pompent vers les branchies. Un vers le reste du corps. Dans COPOA, on retrouve cette trilogie :
le cœur de l'identité (qui sommes-nous ?),
le cœur de la pratique (qu'est-ce qu'on fait ensemble ?)
et le cœur du lien (ce qui nous maintient connectés entre deux rencontres).
👉 Aucun ne fonctionne sans les autres.
🧰 La régénération des bras
Le poulpe peut perdre un bras et le reconstituer. COPOA repose sur ce même principe de résilience douce : pas d'injonction, pas d'obligation. On contribue selon ses disponibilités. La communauté se reconstitue à chaque rencontre, enrichie de ce que chacun y apporte.
💧 Ce que nous pouvons lui apporter ?
Un poulpe a besoin d'eau, d'espace et de stimulation pour s'épanouir. Le poulpe COPOA a besoin de vos expériences de terrain, de vos questions brûlantes transformées en questions puissantes, de votre présence même partielle. Chaque membre est un bras qui nourrit l'intelligence de l'ensemble.
La prochaine rencontre physique est prévue le 22 octobre 2026. Et si vous étiez le prochain bras de ce poulpe ? 🐙
👇 Dans vos organisations, qu'est-ce qui a permis à l'intelligence collective d'émerger vraiment ? Faites-nous part de vos expériences.

Merci à Etienne Collignon, Anne Cabannes et Anne Hervé Minvielle pour ces espaces rares où il est possible d'être pleinement soi, de ralentir pour mieux penser, et d'apprendre ensemble sans masque social.
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